Triathlon de Woippy

*Triathlon de Woippy

De nouveaux équipiers pour Jordan Wilmouth à Woippy, Stéphane Salari à la natation, Michael Maurer au vélo et Thierry Reisz à la CAP, ils terminent 155ème cette épreuve au format DO, ca monte creschendo et ce n’est surement pas pour déplaire à Jordan. Bravo à tous. Quelques photos ici.

Et surtout n’hésitez pas à lire le récit de Jordan:

Distance M : Natation (1500m), Vélo (40kms), Course à pied (10 kms)

2ème triathlon mais le 1er longue distance, en relai et l’après-midi… C’est l’idéal pour moi car j’évite un réveil très matinal, j’ai du temps pour bien préparer toutes mes affaires, mes vêtements et enfin, pour mieux gérer ma petite appréhension habituelle d’avant course 

1) Natation (avec Stephane Salari)
Nous sommes partis une quinzaine de minutes avant le départ officiel. Après avoir effectué la 1ère boucle, le moment fort en émotions de cette partie natation a été la magnifique acclamation de la part du public et de tous les triathlètes pendant tout notre passage devant eux. La 2ème boucle s’effectue tout aussi bien que la 1ère et s’achève rapidement avec un temps total de 28 minutes; laissant place à la transition la plus importante. En effet, il faut me sortir du bateau, me mettre dans mon fauteuil, me pousser jusqu’au parc à vélo, me mettre dans la Blade, m’attacher et mettre mon équipement adéquate (casque, lunettes). A ce moment là, j’ai l’impression d’être un pilote de F1 qui arrive aux stands pour son ravitaillement 

2) Vélo (avec Michael Maurer)
Une fois en place, je pars pour la partie vélo qui est la plus déterminante pour l’ensemble de la course. Comme je ne connaissais pas avant Michael, on fait connaissance et le feeling passe très bien tout en effectuant la 1ère des 3 boucles. Assez rapidement, on nous avertit que ca ne vas pas être facile car la difficulté principale est l’ascension de la côte de Saulny (150m. de D+ sur 3kms) qu’il faudra donc faire 3 fois… Pour corser le tout, des averses de pluie plus ou moins intenses faisaient leur apparition. Ce qui a pour conséquence de rendre la route humide et donc il faut être encore plus vigilant dans les descentes surtout lorsqu’il ya des virages et des freinages importants (aussi bien Michael en tant que pilote et moi pour avertir si nécessaire d’un quelconque danger) et me concentrer et me positionner correctement. Idem en cas de dos d’âne ou lorsque le macadam de la route a du vécu (vibrations) car la blade n’a pas de suspension.
Des conditions donc loin d’être favorables mais ce qui était très appréciable, c’était le soutien et les encouragements continus des autres triathlètes ainsi que les personnes chargées de gérer la circulation ou au ravitaillement.
Après un peu plus de 2h, 40kms et presque 700 m. de dénivelé effectués, les 3 boucles s’achèvent et on retourne au parc à vélo assez éprouvé de mon côté.

3) CAP (avec Thierry)
Thierry prend le relai pour la course à pied avec 2 boucles de 5kms. Le parcours commence gentil autour du bassin où a eu lieu la partie de la natation. Heureusement, il s’était arrêté de pleuvoir mais d’autres difficultés sont apparues, pas évidentes à gérer pour mon pilote (c’était la 1ère fois qu’il poussé la blade en plus !) et aussi pour moi car j’étais pas mal secoué. En effet, il y avait beaucoup de zigzags, des passages étroits, des trottoirs, la circulation assez proche, des personnes qui se baladaient et avec la blade, dans cette configuration, c’est compliqué ! Du coup, je me mets en mode copilote et on communique ensemble pour gérer au mieux tout en maintenant une allure rapide.
L’arrivée se profile après moins de 50 minutes, quelques personnes nous accompagnent, d’autres nous attendaient près de l’arche. Thierry finit en sprint à près de 18 km/h : on me l’avait jamais faite celle-là et je ne suis pas prêt de l’oublier! 

Ca y est, après 3h31 de course, la concentration peut laisser place au soulagement, à la satisfaction et aux émotions.

Un grand merci à : 
– mes 3 coéquipiers pour tous les efforts fournis et la bonne complicité sur chaque portion de course.
– mes supporters qui se sont déplacés (ainsi que ceux que j’ai reconnu en l’espace de quelques instants lors de la course et aussi ceux, qui m’ont reconnu ;))
– au soutien chaleureux du public et des personnes de l’organisation.

Jordan.